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  • Paul KABUDOGO RUGABA

Bitakwira n'était finalement pas sorti des radars pédagogiques et punitives de l’Union Européenne.


Il se croyait hors du champ des écrans radar des institutions internationales ayant pour la paix l'une parmi ses valeurs chères. Mais la sentence était sans appel : Bitakwira est sanctionné par l'Union Européenne pour incitation à la violence et encouragement à la discrimination et à l'hostilité à l'égard de la communauté Banyamulenge, ciblée et attaquée par les groupes armés. Il a, par ses discours et ses déclarations incendiaires, contribué à alimenter la violence en RDC, et est par ce fait reconnu comme responsable d'entretenir le conflit armé, l'instabilité et l'insécurité, en particulier dans la région des Hauts-Plateaux.


C'est par cette symphonie que celui qui a traité l’avocat belge, Maitre Bernard Maigain de "petit blanc qui ne devrait pas l'empêcher de parler" commence à gouter les fruits de son travail d'incitation à la haine ethnique.


« Je n’ai jamais touché à une arme. Je n’ai tué personne, même un rat ! »


On peut espérer des retournements ou des jugements encore plus sévères. Mais entre-temps, Bitakwira refile la patate chaude de sa guerre déclarée pour l'élimination des tutsi. Il s’en défend et nie toute responsabilité dans le conflit qui endeuille au quotidien les hauts et moyens plateaux de Mwenga, Fizi et Uvira. Et pour la simple raison : il n’a jamais touché à une arme et de surcroit, n’a tué personne, même un rat ! se rebiffe-t-il.


Pourtant, celui qui s'est fait connaître au monde comme porte-parole des communautés autochtones du Sud, Sud-Kivu - assujetties sur leur sol, selon lui par les Banyamulenge - n'a jamais hésité à se présenter comme le chef de file des groupes armés MAI-MAI, ses Baguruguru (ses barbares) comme il les appelle affectueusement. Il les a toujours poussé et encouragé publiquement à attaquer sans relâche les villages des Banyamulenge - à présent décimés à plus de 90% - au nom de la lutte " contre la domination tutsi sur les peuples autochtones et contre la balkanisation de la RDC". Un combat à la suite duquel la feuille de choux raciste n’a pas vocation de disparaître !

On se souviendra, pour toujours, que de Lweba (Fizi) à Kalima (Maniema) en passant par Kamituga (Mwenga), les pires méfaits de la discrimination attisée par Bitakwira n'ont pas épargné ces Banyamulenge, même s'ils n'étaient que de passage dans ces régions spécifiques: vigilance contre les infiltrations rwandais oblige !


Mais aussi, ne faut-il pas considérer que la bouche de Bitakwira est plus qu'un fusil d'assaut dont chaque parole libérée est une cartouche qui fait des victimes parmi les Banyamulenge qu'il a vus venir en 1964 avec, pour seul bagage, non pas des vaches mais des Bishambagara (paniers traditionnels) ?


Je m’explique : Si en parlant des catégories d’armes, le code pénal fait allusion à tout objet susceptible de constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique (fusil, baïonnette, poignards, épées, etc.), la bouche dont Bitakwira est titulaire peut être, elle aussi, assimilée à une arme létale tellement elle est destinée et utilisée pour blesser, menacer et tuer. Et de ce fait, elle n'en demeure pas moins un danger pour la sécurité publique.


S'il faut même prendre à la lettre le passage de la Bible dans Jacques 3:6, selon lequel « la langue est aussi un feu qui embrase tout cours de l'existence.. », il y a lieu d’affirmer sans peur d’être contredit que la langue de Bitakwira est un feu qui a de grandes prétentions à intoxiquer et enflammer le cours de l'existence des Tutsi congolais qu’il veut à tout prix détruire.


En effet, le petit fils de sa grand-mère a beau s'emprendre à l'UE par ses méthodes pour le moins cruelles ou s'autoproclamer "partenaire privilégié du chef de l'État" et tenter désespérément par un nouvel audio à faire les yeux doux au Président de la République - sûrement pour solliciter sa protection - il court après le temps et ne saura dire qu'il n'a, en aucune manière entretenu le conflit armé, l'instabilité et l'insécurité en RDC. Son souffle de haine anti-tutsi qui a traversé tout le pays, de l'Est à l'Ouest, a eu son réel pouvoir d'action jusqu’à entraîner un déferlement de violences à l'égard des Banyamulenge et de tous les congolais au nez pointu !


Evidemment, Bitakwira n'est pas le seul dans son cas. Des telles sanctions devraient être étendues à un plus grand nombre de personnes constituant la caisse de résonnance de l'idéologie génocidaire contre les tutsi congolais.


Le 10/12/2022

Mukulu Le Patriote

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