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  • Paul KABUDOGO RUGABA

Un Dénouement Complexifié par des Alliances Troublantes

Dernière mise à jour : 1 févr.


La situation au Nord-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), est alarmante, révélant potentiellement un bilan tragique. Si l'on tenait correctement les statistiques, on decouvrirait que le nombre de personnes tuées par les forces armées congolaises (FRDC) dépasserait largement les pertes des deux premières guerres et des conflits antérieurs, dont la guerre des AFDL et la guerre des RCD. Cependant, les autorités et les organisations compétentes restent silencieuses sur cette réalité dévastatrice.



Chaque jour, des civils sont victimes, et meurent, par milier, tués par des militaires FARDC et des groupes tels que les Wazalando et les forces mercenaires, venus notamment d'Afrique du Sud, de Tanzanie, et surtout du Burundi. Les bombardements aériens larguent des bombes qui détruisent des villages entiers, font des familles des veritables boucheries humaines, créant une crise humanitaire majeure.

Malgré la présence de l'ONU sur le terrain, la couverture demeure silencieuse, condamnant les faits sans identifier clairement les responsables, laissant ainsi la population dans l'obscurité quant aux véritables coupables.

Le régime de Kinshasa est pointé du doigt, mais dans des rapports ambigus de l'ONU, la responsabilité est transférée aux M 23. Ces scénarios rappellent des épisodes antérieurs tels que l'AFDEL et la RDC, où l'indifférence prévalait. Aujourd'hui, des chiffres alarmants souvent exagérés, que l'on met à tort sur dos du Rwanda et des Tutsi de la RDC , exacerbent les tensions, créant un climat propice à de nouveaux drames.

Au Sud-Kivu, en République démocratique du Congo (RDC), la situation est profondément marquée par des tensions tribales exacerbées, soutenues par la propagation de mensonges et des manipulations complexes. Au sein de ce conflit, les forces burundaises assiègent les Hauts-plateaux au Sud Kivu, focalisant leurs efforts sur les Banyamulenge, témoignant ainsi d'une hostilité dirigée spécifiquement contre cette communauté.

Les forfaits perpétrés au Nord Kivu par d'autres troupes burundaises restent un secret de polichinelle, ajoutant une dimension d'opacité à la situation. La République démocratique du Congo (RDC) soutient activement les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) contre le Rwanda, ainsi que les Forces démocratiques alliées (ADF Nalu) contre l'Ouganda. De manière réciproque, le Rwanda soutient les M 23 contre la RDC, tout en appuyant la Red Tabara contre le Burundi et les Banyamulenge.

Le Burundi intervient en appuyant les P5 et le FDLR contre le Rwanda, créant ainsi une toile d'alliances complexes. La Tanzanie, depuis l'avènement du régime de Jakaya Kikwete, s'est transformée en une ennemie jurée du Rwanda. Elle soutient Yakutumba, un rebelle congolais qui endeuille les Banyamulenge depuis des décenies, dans une dynamique régionale imprévisible. Parallèlement, l'Afrique du Sud, l'Angola et le Malawi s'impliquent également dans cette toile complexe, ajoutant de multiples acteurs régionaux à ce conflit.

Dans le conflit à l’est de la RDC, les motivations de certains semblent être justifiés :  Le Rwanda, confronté à des menaces perçues de la part de ses voisins, voit dans certaines actions une question de survie nationale. Les motivations du Rwanda découlent de la nécessité de faire face à des défis existentiels provenant de ses voisins hostiles. Cette dynamique complexe façonne la politique étrangère rwandaise. Le pouvoir de Kigali tient en considération les menaces émises par le président de la République démocratique du Congo (RDC), Felix Antoine, pendant sa campagne électorale qui révèlent une pointe de l'inselberg d'un plan obscur.

Pour d’autre c’e le cas notamment de la RDC, La mégestion notoire au sein de la RDC est présentée comme une conséquence directe de ses actions. l’agenda diabolique, particulièrement envers certaines communautés stigmatisées, mettant en exergue des pratiques discriminatoires, notamment envers les Tutsi en est un exemple. L'objectif présumé d'une purification ethnique en faveur d'un monde purement bantou est la principale cause et soulève des inquiétudes quant à la stabilité régionale.

Le Burundi, partageant apparemment des idéologies similaires avec la RDC, met en lumière sa tendance idéologique au sein de la région. Les motivations du Burundi, animées par des principes comparables, soulignent l'importance de comprendre sa dynamique dans le conflit.

Les autres, donc, les pays de la SADC se rallient par des alliances visant avoir une main mise sur les intérêts liés aux minerais de la RDC.

L'installation récente de l'artillerie sud-africaine à proximité d'un camp de déplacés à Goma soulève des questions quant à la stratégie adoptée par ce pays. Une interrogation majeure émerge : cherche-t-il à utiliser les déplacés de guerre comme boucliers humains ? Bien que cette démarche puisse sembler prévisible, une analyse approfondie s'impose pour comprendre les motivations sous-jacentes de cette proximité stratégique.

Dans ce contexte, tout est envisageable pour les mercenaires, qui montrent un appétit particulier pour les minerais rares, plaçant ainsi ces ressources devant le bien-être des civils dont la valeur humaine est souvent négligée. Cette proximité de l'artillerie sud-africaine suscite des inquiétudes légitimes quant aux possibles conséquences humanitaires.

Dans ce contexte, la RDC a pris l'initiative d'armer les milices Mai-Mai contre les Banyamulenge, accentuant les violences contre cette communauté. En somme, les Banyamulenge sont devenus le dénominateur commun de ceux que certains acteurs cherchent à déraciner. Leur identité ethnique semble être utilisée comme une variable centrale dans cette spirale de violence, attisée par des alliances changeantes et des motivations politiques divergentes.

Le mois de décembre 2023 a été marqué par un incident illustrant l'impunité qui règne dans la région. Un général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARD) a saisi l'unique ambulance d'un hôpital desservant les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, où il est déployé. Une semaine plus tard, le véhicule a été restitué, mais dans un état de vandalisme avancé, témoignant d'un acte de destruction intentionnelle. Ces actions visent clairement à nuire, mettant en évidence une situation où le respect des biens et des services vitaux est compromis.

Plus récemment, les forces burundaises assiégeant Minembwe ont effectué un mouvement suspect. Après avoir semblé se retirer en descendant jusqu'à Bibogobogo près de Baraka, elles ont ensuite fait volte-face. Les motivations derrière ce mouvement suscitent des interrogations légitimes. Quels desseins se cachent derrière ces manœuvres militaires apparemment ambiguës ? Selon le porte-parole de l’autodéfense des  Banyamulenge, monsieur Kamasa, ces troupes burundaise qui ont fait demi-tour auraient reçu l’ordre de tirer sur les Twirwaneho et d’exterminer les Banyamulenge. Il devient impératif de mener une enquête approfondie pour éclaircir cette situation et comprendre les implications potentielles de ces actions pour la population locale et la stabilité régionale.

En parallèle, la reconnaissance du génocide des Tutsi congolais tarde à venir sur la scène internationale. Les réfugiés sont laissés à leur triste sort, incapables de retourner chez eux en raison du refus de la RDC ni de trouver les pays d’asile du fait du gel de leurs dossiers de réinstallation dans leurs pays qui les détiennent. Quel sera le terme des choses?

Cette situation complexe souligne la nécessité d'une approche équilibrée et d'une médiation internationale pour désamorcer les tensions tribales, démêler les alliances politiques, et œuvrer vers une résolution pacifique du conflit. Il est impératif que la communauté internationale s'engage activement pour mettre fin à cette crise humanitaire et favoriser un dialogue constructif entre les parties concernées. Malheureusement, l'ONU se contente de condamner les M 23, sans identifier clairement les multiples coalitions qui les frappent. Les droits humains sont bafoués, et la vie des civils semble ne plus avoir d'importance.


le 31 janvier 2024

Paul Kabudogo Rugaba

 

 

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