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  • Paul KABUDOGO RUGABA

COLETTE BRAECKMAN ET SES TUTSI DU KIVU ET DE L'ITURI


Journaliste politique belge, connue pour ses carnets dans le quotidien Le Soir, grand critique du régime Mobutu, Colette Braeckman s'est radicalisée au fur des années épousant et s'inspirant de l’idéologie anti-tutsie propagée par Honoré Gbanda, Kwebe Kimpele et surtout Charles Onana et Denis Mukwege pour soit-disant défendre les congolais de l'Est du Congo.


On se souviendra qu'au lendemain du massacre des 166 Banyamulenge à Gatumba ( Burundi) le 13 août 2004, Colette Braeckman s'était illistrée par un féroce accès de sadisme en justifiant le massacre - par ailleurs revendiqué par le PALIPEHUTU du Burundi - par la prétendue présence dans le camp des réfugiés, des combattants Banyamulenge ! Un mensonge cousu de fil blanc destiné à masquer les motivations génocidaires des tueurs et à brouiller les pistes d'une éventuelle enquête.


Très récemment, et pour être plus précis, le jour de la commémoration du 29ème anniversaire du génocide des tutsi au Rwanda, Colette Braeckman a encore puisé dans son arsenal de guerre psychologique et médiatique pour sortir un article intitulé : Du Rwanda au Congo, le deuil est sans frontières. Le titre en soi est déjà tendancieux. Il accrédite la thèse du double génocide et de fil en aiguille, il tend à crédibiliser la théorie conspirationniste portée par Mukwege. Passant outre le rôle des ex-FAR et interahamwe dans l'exportation de la violence en RDC, elle prend délibérément la guerre de 1996 comme point de répère. Cette thèse fonde tous les écrits de Denis Mukwege. Elle passe sous silence les violences qu'ont subies les Banyamulenge du Sud-Kivu depuis le début et surtout au milieu des années 1990. Et plus récemment, l'épuration ethnique contre les Banyamulenge en cours depuis 2017 ; des violences revendiquées par les milices idéologiques mayimayi dans leur meurtrière campagne de déracinement de ces tutsi congolais.


Pire encore, lorsque Colette Braeckman parle des tutsi, elle choisit, à dessein de parler des tutsi vivant au Kivu et en Ituri pour éviter de les reconnaître comme des tutsi congolais. Ils sont donc assimilés aux belges, français ou américains vivant au Congo.


Dans l'esprit de l'article de Colette Braeckman, les tutsi vivent simplement au Congo sans qu'ils soient de nationalité congolaise. Ce cliché est celui qui est vulgarisé par les extrémistes anti-tutsi congolais dont Kwebe Kimpele, feu Ngbanda, Bitakwira Justin sont en tête de gondole pour renier la congolité aux tutsi et aux Hema.


Ce qui frappe le plus dans l'article de ce fin limier du contexte congolais, c'est son silence sur le discours de haine et de stigmatisation des tutsi congolais. Les images circulent sur les réseaux sociaux où civils et militaires congolais d'expression Kinyarwanda sont frappés, tués et brûlés vifs et parfois leur chair mangée publiquement. Cette persécution ne peut être passée sous silence par un expérimenté journaliste de la trempe de Colette Braeckman. A moins qu'elle décide aussi d’y apporter son caillou à lapider les tutsi.


Les tutsi et les Hema ne vivent pas au Kivu et en Ituri. Ils habitent le Congo. Ils sont congolais d'origine qu'ils vivent en Belgique, en France...leurs terres ancestrales se trouvent au Congo. Ils défendront leur droit à vivre en paix comme d'autres congolais et se battront contre toute menace de leur existence.


Fait à Minembwe ce 30/04/2023


Pour les Chroniques des Hauts Plateaux Mwalimu Gérard

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