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  • Paul KABUDOGO RUGABA

SCIENCE, CHANCE OU PROPAGANDE; POUR QUEL MERITE LE TITRE DU PRIX NOBEL DE LA PAIX DU DR D. MUKWEGE?

Dernière mise à jour : oct. 1

Par le temps qui court, on voit se multiplier des pétitions fanatiques demandant la protection du Dr Denis Mukwege. Certaines ont été faussement émises au nom des Etats puissants occidentaux tel que la France, les Etat Unis, l’Angleterre et le Canada pour soit intimider soit impressionner. Les initiateurs, certes, pensent que cette manœuvre va permettre à Mr le DR Denis Mukwege d‘acquérir d ‘autres prix ou lui frayer une place pour influencer la politique dans la région des Grand-Lacs. Ce qui n’est pas si évident.

Drôle d’histoire, le Dr Denis Mukwege, à force de jouer la victime recherchée, il a fini par se faire prisonnier dans un bunker à son hôpital de Panzi. Actuellement il est sous protection des casques bleus auxquels peut être vont s’ajouter toutes les FARDC, si Felix Tshisekedi tient à ses engagements issus de la 45ème réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres du vendredi 21 août 2020, de mener des enquêtes sur les supposées menaces qui pèseraient sur le Prix Nobel Congolais et de le protéger. A noter ici que la sécurité du Dr Denis Mukwege vaut plus que celle de 84.07 millions de congolais massacrés partout à travers le pays. Toutefois, le prix Nobel ne tardera pas à remarquer qu’il a fait une erreur de demander des mesures sécuritaires superflus, à moins qu’il veuille constituer une armée propre pour ses ambitions voilées. Une fois la décision mise en application, il comprendra que l’usage exagéré des menaces croque-mitaines ne manque pas aussi des revers.


Ironie du sort, à force de vouloir se mettre au centre du monde, il finit par attirer la curiosité sur ses subterfuges. Voilà une des conséquences de se faire comédien de mauvais goût. L’intouchable est maintenant aux prises avec les médias desquels il s’était longtemps éclipsé et qui lui réservaient un respect craintif. Plus il fait de bruit, plus il apparait sur la scène, et plus on découvre ses imperfections, pour ne pas dire ses vices cachés. De ce fait, la mascotte du pays se fait examiner à la loupe des observateurs, dans une optique de retrouver dans son attitude, ce qui pouvait s’avérer une inconduite notoire indigne d’un Prix Nobel de la Paix.


Le Dr Denis Mukwege doit apprendre que le Prix Nobel ne lui donne pas droit à faire n’importe quoi, mais bien le contraire, le limite. Pour une célébrité de son rang, sa vie cesse d’être privée pour être, ipso facto, publique. Plus on est une personnalité notoire, plus les crimes sont grands. Un proverbe africain dit : «Plus un singe grimpe, plus il expose sa nudité». La prudence est alors vivement recommandée. Dans pareille situation, on a plus droit à la moindre erreur.


Déjà dans son article intitulé : Kipupu : L’opération Met à nu les Acteurs du Conflit, paru dans le journal la prospérité, Mukulu a dénoncé non seulement son silence, mais aussi sa complicité dans le génocide contre les Banyamulenge sur les hauts plateaux de Fizi, Mwenga et Uvira, en ce termes : « Faisant parler d’elle, l’opération de Kipupu continue ainsi de mettre à nu les acteurs du conflit, pourtant longtemps cachés. En effet, après la surprenante réaction d’honorables députés provinciaux du Sud-Kivu, pourtant longtemps restés dans leur réserve sur les crimes contre les Banyamulenge, c’est le mouvement Citoyen Filimbi ainsi que des personnalités telles que Mr. Fayulu et le Dr Denis Mukwege qui s’invitent dans la danse, gonflant ainsi le rang d’acteurs ».


Gaston Nganguzi Rwasamanzi emboite les pas dans son article : Docteur Denis Mukwege ou Le Prix Nobel aux Deux Visages, paru dans le journal Jonction online, en soulignant un point important d’inconduite d’un Prix Nobel digne de son nom : avoir sa compagnie qui a des mains sales. « Dit mois qui tu hantes, je te dirais qui tu es » dit un proverbe. Voici deux exemples concrets : son invitation comme élément phare dans un groupe des négationnistes français soucieux de préserver l’image de la France souillée par son soutien au régime génocidaire du Rwanda, son alliance avec Monsieur Fayulu un raciste à outrance aux ambitions démesurées .


Tout ceci vient appuyer la sonnette d’alarme tirée par Anne CHIRUME dans, « Une balle de plus dans le sexe féminin : Mukwege l’autre face cachée, un ouvrage avec toutes les normes scientifiques, sur des éventuelles manipulations peu honnêtes des données statistiques publiées par le réparateur de femmes.


Actuellement, mêmes les lecteurs les moins avisés se questionnent sur la véracité des chiffres très alarmants publiés. Cela inquiète surtout que ces données concerne la seule ville de Bukavu et ses environs, d'où le Dr Mukwege tire le gros des effectifs pour gonfler à dessein ses statistiques. Il n' y a pas de guerres, ni de présence des groupes armés, encore moins à Walungu et Kabare, principale champ d’action de l’hôpital de Panzi, où réside seule sa communauté Shi et ne partage le territoire avec aucune autre. Sa communauté Shi n'a pas de groupes armés ni ceux qui l’attaquent. Et même antérieurement, face aux grandes rebellions de l’AFDL et du RCD, leurs sages ont su négocier la paix pour préserver les vies de leurs et leurs biens. Ils ont toujours fait preuve de faire prévaloir la coopération à la résistance au mouvement armé en position de force. C’est pourquoi ces mouvements rebelles à tour de rôle, ont été là d’une manière éphémère, juste de passage vers des territoires lointains, où il y avait la résistance. Grace à cette habileté de négociation de leurs sages qui remonte un peu plus loin dans le temps à l’époque du MPR du temps de Mobutu, Bukavu a été la seule ville qui a su éviter, en 1991 et 1992, les pillages systématiques des toutes les villes du pays par les forces armées zaïroises (FAZ) sous les ordres du ministre de la défense Honoré Ngbanda Nzambo Ko Atumba. Aujourd’hui Walungu et Kabare, les deux territoires habités à 99% par les Shi n'ont pas connu d'insécurité. Lier les viols à la présence des groupes armés situes a 300km de distance à parcourir à pied, c'est une absurdité. C’est plutôt ternir l’image de marque des Shi en faisant croire au monde qu'ils sont des barbares.

La distance entre domaine d’intervention de l’hôpital de Panzi et la zone rouge des conflits
La distance entre domaine d’intervention de l’hôpital de Panzi et la zone rouge des conflits

J’aurais souhaité que ceux qui ont la possibilité d’avoir accès aux archives de la police nous fassent un exercice d’arithmétique pour voir si jamais un tel nombre a été atteint depuis la création de la ville de Bukavu. Vérifier si également l’effectif des tous les hommes en âge de commettre le viol, issus de la tribu pointée du doigt « les Mêmes » (entendez par là les Twirwaneho Banyamulenge stigmatisés) atteint au moins les chiffres avancés.


Je pense que le Dr Denis ne doit pas ternir l’image du pays pour sa cupidité et ses ambitions. Les histoires des viols, auxquelles il s’inspire pour relater et faire émerger ses exploits imaginaires, existent bel et bien en RDC, ailleurs qu'à Bukavu et ses environs. On raconte, d’ailleurs, qu’il paye des femmes de sa communauté pour témoigner qu’elles ont été violées. Dans une situation de misère, où une tasse du thé suffit pour faire signer des fausses déclarions, de surcroit, dans son milieu natal entièrement appartenant à groupe homogène, il lui est facile d’obtenir des aveux.


Le 18 Juillet 2020, répondant à une question dans l’émission qui parle de la voie de la libération, l’ancien Chef d’Etat Major de l’armée rwandaise et congolaise, le Général James Kabarebe, a, dans une émission à la Radiotélévision Rwandaise, qualifié le Rapport Mapping de « pire propagande » utilisé par le Prix Nobel de la paix, le Docteur Denis Mukwege et les personnes qui soutiennent les génocidaires. C'est le « haro sur le bodet ! »


Ce fut l'occasion attendue pour les congolais qui ont choisi la voie de s’écarter de la raison. Ils lanceent à nouveau des appels que le Dr Denis Mukwege a été menacé de mort par le FPR et organisent des manifestations dans les rues en Europe. Pourtant, ni les casques bleus qui assurent sa garde, ni tous les services ayant la sécurité dans leurs attributions (ANR, police, FARDC), n’ont intercepté aucun signe d’une quelconque tentative. Face au manque d'évidences, le Dr Denis Mukwege et ses adeptes changent de discours en disant qu’il aurait reçu des appels téléphoniques menaçant sa famille et lui. Avec excès de prétention, lui et ses amis veulent empêcher le dignitaire rwandais à emettre son point de vue (qui d’ailleurs est vrai) sur une situation qui touche son pays parce qu’implique également le Dr Denis Mukwege. Voilà, est-ce ça qu’on appelle menace !


Dans cette ambiance de brouhaha, voilà qu’une figure politique belge surgit d‘une manière fortuite. Il s’agit de Mr Philipe Close, un parlementaire belge qui se range ainsi du côté de ceux qui veulent créer l’imbroglio pour continuer à étouffer les cris silencieux de victimes d’un génocide délibérément tu.


Quelques recommandations s’avèrent importantes : D’abord, il est peu commun et peu commode pour un politicien de son rang de prendre une position sans en vérifier le fondement. Une telle réaction hâtive outrage le pays qui reçoit les injonctions d’un politicien étranger de protéger un individu bien sécurisé et surprotégé. Ensuite, le parlementaire belge devra se rappeler qu’il n’y a rien qui se fait dans le grands-lacs, plus particulièrement en RDC qui n’était orchestré par la Belgique. Le responsable no1 du malheur du congo, c’est la Belgique.

Pour son ’information, juste après Kipupu, les Banayamulenge ont déjà été à nouveau la cible des attaques des troupes coalisées 20 fois. Entretemps, Le Dr. Denis Mukwege toujours au courant, garde un silence absolu et demande plutôt une protection de plus. Ça, c’est mettre le doigt dans la plaie des millions délaissés, une façon de les humilier.

Qu’à cela ne tienne. Oui, qu'il le protège comme les anglais ont protégé jadis Salman Rushdy, contre les menaces d'Ayatollah Khomeiney, si réellement quelqu'un le menace de mort. Mais toutefois, il serait plus juste, et plus logique d’enquêter aussi sur les massacres sur les Hauts Plateux de Fizi, Mwenga et Uvira. Delà le monde saura "Qui massacre qui, et distinguera le bourreau de la victime"


On ne peut rien résoudre par fanatisme. On ne doit pas appuyer une un individu mais bien préférablement les principes et les valeurs qui font des-nous des humains civilisés, à la différence de sauvages incultes. Sans tomber dans le piège d’une solidarité négative, les personnes avisées devraient comprendre que le discours populiste de Le Dr. Denis Mukwege au sujet du prétendu massacre de Kipupu loin de conduire à la paix, incite à la haine et la violence cycliques par la vindicte populaire.


Au lendemain de sa fameuse déclaration reflétant une stigmatisation («ce sont les mêmes»), le Dr Denis Mukwege lui-même a, sur sa demande, reçu une visite de deux notables Banyamulenges à l’issue de laquelle un compte-rendu, assorti de recommandations de nature à éclairer sur ce qu’il a qualifié de malentendu. Ils ont même fait une pause de photo ensemble comme gage à l’engagement de se tenir la main dans la main pour la cause de la paix dans la province. Juste après le départ de deux invités, il publie un message qui fait soudainement volt face annonce qu’il a été menacé de mort.


A la déception des attentes du public, le 13 aout 2020, lors de la 16eme cérémonie commémorative des évènements tragiques de Gatumba, le Dr Denis Mukwege, toujours absent aux évènements y relatifs, envoie, pour la première fois, un message peu authentique, sans signature ni logo ni entête de sa fondation, dont le contenu n’est que le reflet de la théorie de double génocide, utilisé par les génocidaires rwandais. Gatumba dont l’événement est dédié, vient en second rang comme un divers.


Chaque fois que le masque tombe, le Dr Denis Mukwege se cache derrière le Maping Report qu’il veut se servir comme cheval de batail et dont semble-il qu’il n’a lu qu’une page qui l’intéresse : celle contenant la phrase parlant de l’attaque de l’hôpital de Lemera. Il sied de rappeler qu’avant que ce fameux Mapping Report ne soit discrédité pour son caractère irrégulier de sa méthodologie, Les Banyamulenge ont toujours réclamé, quelle que soit son imperfection, qu’il y ait un tribunal international pour sanctionner les violations des droits humains dont le rapport en question mentionne. Comme il n’est pas complet, ils sont prêts à collaborer avec l’éventuel tribunal pour lui fournir d’autres éléments manquants non rapportés pour des raisons variées pour que la justice soit faite. Peut-être cela leurs donnerait la chance de retrouver leurs enfants déportés en Tanzanie dont ils n’ont plus su des nouvelles depuis 1996.



Extrait de Maping Report

Quid de l’hôpital de Lemera?

HOPITAL DE LEMERA
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Pour mieux le comprendre, un bref aperçu historique s’impose. Créée par de missionnaires suédois de la Communauté des Eglises Pentecôtistes du Zaïre (CPZA), cet hôpital situé dans le territoire d’Uvira, en pleine capitale de la chefferie de Bafulero, fut pendant longtemps un hôpital de référence dans le Sud-Kivu. Il est né en 1948, d’abord sous forme d’un dispensaire puis érigé en hôpital en 1971 date de son lancement officiel.


Plusieurs docteurs s'y sont sucedés parmi lesquels Dr Veikko Reinikainen 1978, une véritable légende, digne du prix Nobel de la paix, vrai réparateur des malades. Après lui il y a eu d’autres tels que le Dr. Runyambo, puis le Dr Denis Mukwege. Sans doute que ce dernier, tombé sur les archives des exploits du Dr Veikko Reinikainen, a su en faire un marketing pour son propre compte.


A l’époque où Denis Mukwege était le responsable, l’hôpital avait été transformé en base militaire des rebellions hutu rwandaises et burundaises soutenues par la France à travers la fameuse ‘’opération turquoise’’, opération génocidaire au manteau humanitaire. C’est ainsi que les quelques familles Banyamulenge vivant à Lemera aux services de l’église CPZA furent massacrés. Lemera devint alors non seulement un hôpital militaire rebelle mais aussi une base, à partir de laquelle, partent les attaques des assaillants vers le Burundi et le Rwanda. Le Dr Denis Mukwege n’a jamais évoqué ni dénoncé cet événement.


Le 6 octobre 1996, une attaque coalisée des Forces Armées Zaïroises (FAZ) et ces rebelles à la fois mercenaires est dirigée contre le Banyamulenge vers les hauts plateaux et se solde par un échec sur la montagne de Kagabwe. La base fut déplacée vers Tingitingi et, le Dr Denis Mukwege opportuniste, profita doublement de la situation pour déplacer l’hôpital à Panzi chez lui était un centre de santé de Chai. Voilà un vol qui est demeuré taciturne jusqu’aujourd’hui, que le Dr Denis Mukwege veut mettre sur le dos des Kadogo. Toute les tentatives le ramener à Lemera ont été vaines sous prétexte de d’être un milieu rural, loin de grandes agglomérations, il y a une rareté du personnel médical etc. Passer à longueur des journées en train de réclamer la réhabilitation de l’hôpital de Lemara que lui-même a pillé et confisqué n’est qu’une mascarade. Il obtient alors le lobbying de la France pour son Prix Nobel, qui fait de lui une célébrité, en guise de récompense au soutien à l’opération Turquoise, et surtout pour implanter son idéologie négationniste du génocide de tutsi par les hutu, lequel continue à faire rage au Congo. Quel monde à l’envers ?


Quoi qu’il en soit, Le DR Denis Mukwege vient de perdre une opportunité de soutenir son titre. Les Banyamulenge vivent dans un pays qui a développé une haine à leur égard. De milliers des membres de leur communauté vivent dans des conditions déplorables dans les pays d’exil depuis plus d’une vingtaine d’années. Ils sont même empêchés quand ils tentent leur rapatriement au seul motif qu’ils sont Rutsi. A maintes reprises les tutsi issu du Nord-Kivu ont réclamé en vain le rapatriement. Plutôt que de les aider, ils ont été retenus voir même tués. Sa position en faveur des opprimés redorerait son image. Mais hélas !


S’il est sage et veut maintenir sa crédibilité, il devra plaider la cause des victimes réelles d’injustices, sans distinction d’ethnies ni des tribus, apprendre à maitriser ses ambitions politiques démesurées, dominer sa passion de haine envers les tutsi, arrêter de côtoyer et de composer avec les personnes aux mains sanglantes et les forces négatives, cesser les vains simulacres des soi-disant menaces, cesser d’être fantoche des puissances honnies.

Le 29 aout 2020


Paul KABUDOGO RUGABA

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